Et la boucle est ...
8 mois, un jour et 5 heures… Voilà le temps qu’il nous aura fallu pour accomplir le tour de l’Australie ! Ce mardi 12 août a donc marqué notre retour aux portes de Sydney.
Revoir ces rues, ce quartier de Kings Cross et ses néons sordides résumant à eux-seuls l’âme du lieu : « Backpackers accomodation », « Fast-food », « Shows for adults ». Et puis ces visages qui avaient ouverts le premier chapitre de cette aventure : Miranda et sa figure rougeaude, trahissant au passage son penchant immodéré pour l’alcool, habite toujours la Pink House où nous avions élu domicile à notre arrivée ; David, le mécano apocalyptique, hante toujours Victoria Street, guettant le backpacker désemparé qui n’arrive pas à vendre son van. Les mêmes vitrines de magasin, les mêmes devantures de café, les mêmes escaliers menant aux auberges sombres, mais d’autres toxicos dans la rue, d’autres regards perdus…
Nous voilà donc arrivées au terme de l’aventure, prêtes à en débuter une nouvelle ! Cette année aura été celle de la route, des kilomètres infinis, des grands espaces, de la nature sauvage. Cette année rimera avec solitude et rencontres, pétages de plombs et détente, crises de larmes et fous rires, boulots merdiques et farniente. A présent nous reste à vendre le van, mais ceci est une autre histoire… Revenons plutôt sur nos dernières semaines de voyage. De Darwin à la côte est, il n’y a qu’une route interminable. Plus de 3000 kilomètres de rien… Puis vient le vert, ce vert dont on ignorait jusqu’alors qu’il nous avait manqué. Ce vert que l’on avait quitté depuis bien cinq mois sans état d’âme particulier. A présent s’étalent devant nos yeux des arbres feuillus, des paturages, des plaines fertiles. On est finalement arrivées au nord du Queensland après quatre jours consécutifs recluses dans la voiture. Les 2000 premiers kilomètres de côte qui borde cet Etat longent la Grande Barrière de Corail. Nous apprendrons, à notre grand désarroi, que celle-ci n’est accessible qu’avec un tour organisé. Malgré nos réticences premières, on se laissera tenter par Lady Musgrave Island. Après tout, ce n’est pas tous les jours qu’on a l’occasion de plonger dans une portion du monde appartenant au Patrimoine de l’Humanité !
Lady Musgrave Island | Lady Musgrave Island |
5 août 2008 : embarquement à 7h30 sur le Spirit of 1770. Une heure et demie plus tard, le bateau accoste au large d’un lagon aux eaux turquoises.
Après une marche de trois quarts d’heure sur l’île quasi-déserte, notre groupe remonte dans le bateau et à nous le snorkelling ! Encore une fois, après Ningaloo sur la côte ouest, un monde multicolore et enchanteur s’offre à nous. Une famille de poissons-clowns, effrayée par notre approche, s’en retourne instantanément dans son anémone. Des coquillages se ferment sous nos yeux. Des plantes se replient sur elles-mêmes. La vie aquatique grouille dans toute sa splendeur et nous laisse admirer son spectacle quotidien.
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Avec grand regret, le bateau rebrousse chemin à 16 heures. Et nous revoici sur la terre ferme, prêtes à boucler la boucle. A proprement parler…
Lady Musgrave Island
Lady Musgrave Island