Clichés d’un Viêt Nam éternel

Publié le par Laetitia et Nelly

Pendant la colonisation, Sapa, dans le nord-ouest du pays, était une petite station climatique. De nos jours, c’est devenu un haut lieu du tourisme grâce à ses rizières à étages et ses ethnies montagnardes qui peuplent les alentours.

 

D’abord, en arrivant en ville, on est amusé par le premier contact avec les H’mongs noirs, une des tribus des environs. Toutes ces femmes et ces jeunes filles (souvent très jeunes d’ailleurs) veulent te vendre les mêmes babioles colorées, les mêmes tentures, les mêmes housses de coussin. Elles t’abordent toutes de la même façon : « Buy for me ! » « Later ? Tomorrow ? » (« Achète à moi ! » « Plus tard ? Demain ? »).

Puis, on réalise que cette ethnie court doucement à sa perte, ici, en ville, à vouloir vendre aux touristes un savoir-faire qu’elles vont perdre à force de courir après l’argent facile.

Heureusement, pour autant, que certains endroits sont pour le moment entièrement préservés. Le charme millénaire du Viêt Nam vous saisit alors. Irrépressiblement.

C’est par hasard qu’on a rencontré François à l’Office de tourisme de Sapa, alors qu’on avait un souci de carte bancaire (tiens donc comme c’est surprenant !). C’est de nouveau par hasard qu’on l’a revu attablé à un bar de la ville et qu’on a décidé de nous inclure dans son tour à moto avec Sarah, une autre Française, le lendemain.

Nous nous réveillons dans un épais brouillard. Pourquoi, à chaque fois, que l’on veut faire un tour en moto, la météo s’acharne ? Plus nous grimpons en altitude, plus la visibilité se réduit. On se dit pourtant que les paysages doivent être fantastiques.

Notre guide, Tri, s’arrête devant une cascade (que l’on prend en photo, car c’est bien la seule chose que l’on voit !) et nous apprend que, dans la vallée vers laquelle nous nous dirigeons, il fait beau et plus chaud.


Quelques kilomètres plus tard, le ciel se dégage, comme promis, et alors commence le véritable voyage… Des Thaï, une des nombreuses ethnies montagnardes que compte le Vietnam, nous accueille humblement dans leur logis. Le thé est versé tandis que l’on s’imprègne de la simplicité des lieux. Moments de partage uniques, seul le sourire nourrit le dialogue. Notre guide nous sert d’interprète.


Nous reprenons la route. Circulons sur des petits chemins en terre, encerclés de montagnes et de rizières. La vie est autour. Dans les champs où l’on récolte le riz. Dans les maisons de terre battue, de bois, de guingois.

L’école est fini. Des enfants marchent en groupe en bord de route. D’autres sont à bicyclette. Certains se promènent avec des arcs en bois à la main. D’autres aident leur famille dans les champs. Beaucoup nous lancent un « Hello » enjoué. La vie est ici et on souhaiterait ces clichés éternels.

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Publié dans Carnet de Route

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