A Angkor
Des vestiges millénaires s’élèvent devant nos yeux. Angkor Wat se tient là, majestueux…
L’imaginaire collectif s’est tellement nourri de ces images de bout du monde et d’exotisme que représente Angkor qu’on y pénètre comme dans un rêve.
On pense surtout à Angkor Wat, un des temples les plus étendus, effigie du drapeau cambodgien. Une chaussée dallée y mène, longue de 200 mètres. De longs corridors de pierres sculptées relatant des épopées, des légendes, des combats. Des Apsaras, ces danseuses célestes de la mythologie khmère, couvrent les murs .
Angkor Wat est grandiose et très bien préservé. Mais le site d’Angkor est loin de s’arrêter là : on y dénombre pas moins de 280 temples ! Et la magie opère dès lors que l’on s’éloigne un peu du centre névralgique…
Des racines courent le long de pierres millénaires. Longues de plusieurs mètres. Elles tombent de bien haut, de l’arbre centenaire immense qui penche, perché qu’il est sur un vieux muret. Des feuilles galopent sur la roche, épousant les imperfections rongées par le temps.
Des pans effondrés forment un amas derrière lequel se cache parfois une Apsara sculptée.
Un dédale de couloirs pavés en enfilade précèdent quelques cours gagnées par la végétation.
Les lianes et les ronces deviennent indissociables de l’architecture tant elles épousent harmonieusement l’Histoire indélébile des lieux.
Il est comme une magie qui émane d’Angkor et surtout de ses temples les plus reculés. Leurs cœurs semblent palpiter sous la végétation luxuriante. Ils résonnent en un écho mystérieux qu’aucun charme ne saura dévoiler entièrement.