Virée campagnarde

Publié le par Laetitia et Nelly

Une petite escapade en moto de trois jours était au programme mais, pour cause de diarrhée aigue de ma part, elle sera réduite à deux. Au lieu de passer par le nord, et les villes de Pai et Soppong pour rejoindre Mae Hong Song, on décida de prendre la boucle du sud.

 

On attend Nicolas chez Mr Beer, notre loueur de motos. « Vous êtes capables de conduire ? », s’enquiert-il. Nelly répond à ma place : « Oui, oui ».

On a pris des automatiques, Nelly et moi, tandis que Nico, qui a l’habitude, a loué une manuelle.

Comme je n’ai jamais fait de scooter de ma vie (si c’est pas malheureux !), Nelly me propose d’essayer. J’avoue que je ne suis guère confiante. Je monte sur l’engin, elle m’explique le démarrage et, j’ignore pourquoi, ma main reste bloquée sur l’accélérateur. Je pars donc en trajectoire transversale, me retrouve de l’autre côté de la rue et freine avant même de percuter une voiture parquée.

Mr Beer n’est pas rassuré et moi encore moins. Nelly m’emmène dans une ruelle plus tranquille pour que je m’habitue, mais le mal est déjà fait : j’ai peur !

Je m’applique quand même mais finis par dire à Nelly : « Je crois qu’on va prendre que deux motos, je monterai derrière l’un de vous ». On s’accorde sur ce point et Nico arrive : il vient de croiser Mr Beer qui lui a lancé : « One can’t, can’t !!! ».

Après avoir changé le pneu lisse de Nico, avoir demandé un nouveau casque, être partis faire le plein puis revenus car les freins de Nelly ne remplissaient pas leur fonction première et un de ses rétros ne tenait pas la route, nous voici enfin prêts pour l’aventure !

La route du premier jour s’avère plutôt décevante, en partie à cause de la pluie qui s’en est donnée à cœur joie. Heureusement qu’on était équipés de nos ponchos orange fluo !

Il faut tout de même préciser que nous nous sommes rendus au point le plus haut de la Thaïlande : Doi Inthanon, culminant à 2565 mètres. La vue y était… comment dire… brumeuse. On n’y verra qu’un épais brouillard et une station météorologique guère esthétique.

Après la descente du col et des lacets sous les gouttes, on décide de s’arrêter pour la nuit à Mae Chem. Un panneau nous y invite cordialement : « Chambres à 300 bahts ». La gentille demoiselle qui nous accueille nous conduit à un bungalow mignon à 400 bahts pour trois. Mais on a repéré une belle maison en teck sur pilotis avec terrasse et on lui demande à visiter celle-ci. Elle est carrément mieux, avouons-le, mais plus chère : 550 bahts. On insiste, elle appelle son frère, on insiste, il appelle le manager, et voilà, on a la maison à 450 (9 euros) !



Le lendemain matin, lever pas très matinal vers 10 heures et poursuite de notre périple.



Une vallée fertile s’offre à nos yeux. Des champs et des rizières s’étendent à perte de vue. Les hommes y sont minuscules, cachés sous leur foulard et chapeau, parfois sous une énorme cagette. Tous nous regardent, nous sourient, nous font signe. La campagne thaïlandaise est verdoyante, accueillante et chaleureuse.

Je conduirai quand même cet après-midi là, la peur en moins, sans même remarquer que la chambre à air était à plat.


Laetitia au guidon (pour ceux qui n'auraient pas reconnu)


Après passage au garage pour réparer tout ça, on rebrousse chemin vers Chiang Mai car les seuls hébergements qu’on a trouvé sont hors de prix malheureusement. La parenthèse nature aura été bienfaisante mais trop courte.

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Publié dans Carnet de Route

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