Aux abords de Jamberoo...

Publié le par Laetitia et Nelly

Les mouches cherchent un endroit frais. Elles tentent alors de pénétrer tous les orifices à leur portée : bouche, narines, yeux. Je comprends mieux les reportages en Afrique montrant ces enfants faméliques plein de mouches sur le visage. Les mouches cherchent un endroit frais et nous-mêmes aimerions un peu d’air pour mettre en place nos plants de tomates.

 

Nous entamons ainsi notre troisième journée de wwoofing chez Roger et Julie. Roger est retraité des télécoms et Julie prépare un PhD de Philosophie. Malgré quelques a priori de départ, cette première expérience de wwoofing restera gravée dans nos mémoires comme un épisode de partage, d’échange et de générosité. Sur le visage de Roger se lit la bonté même, celle naturelle, pas du tout forcée, un cœur énorme et débordant de paternité. Une paternité qui le poussera même à appeler notre futur employeur pour bien vérifier l’adresse exacte de notre lieu de rencontre sur Google Earth. Car Roger est un fana de Google Earth !

DSC-0051.JPG Notre premier Wwoof host, Roger

Julie, elle, paraît plus impénétrable de prime abord, plus stricte. C’est elle qui nous laissera une liste de choses à faire interminable le lendemain matin de notre arrivée. Mais certaines personnes font partie de celles qu’on apprend à apprivoiser, à creuser pour finalement découvrir une mine de trésors. Et je pense que Julie fait partie de ce lot.

DSC-0020.JPG Julie et Stéphanie

On ne peut pas parler de cette expérience sans mentionner notre acolyte française, Stéphanie. Petite minette parisienne de 34 ans (mais fille de la campagne), celle que l’on croyait un peu coincée, puis égocentrique, s’avérera complètement déjantée et adorable. Et je pense que nous ne serons pas les seules à nous souvenir longtemps de l’interjection lancée lors d’un dîner organisé par Julie avec ses collègues universitaires « This guy fucked the whole Paris » en parlant de Sarkozy. Le naturel à l’état pur.

 

Nos chemins se recroiseront quelque part à Melbourne, pour partir ensemble faire un petit trip en Tasmanie début février.

Ceux qui ont suivi auront compris que nous avons trouvé un travail. C’est dans le north Victoria, près de Swan Hill et le travail en lui-même consiste à empaqueter des nectarines. Je vous vois d’ici, les yeux ébahis d’admiration : Waouh ! Le plus de l’affaire, c’est que nous, fruit packers, travaillerons en usine climatisée tandis que les pauvres fruit pickers se crèveront à la tâche sous le soleil de plomb de cette partie du Victoria. Tout ceci n’est qu’une parenthèse, histoire de renflouer les caisses pour repartir de plus belle !
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Publié dans Carnet de Route

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