Eyre Peninsula (South Australia)

Publié le par Laetitia et Nelly

 

La Péninsule d’Eyre, en South Australia, nous a réservé bien des surprises plutôt inattendues.


Si l’on se réfère à l’édition 2007 du Lonely Planet, l’Eyre Peninsula est résumée en quatre pages succinctes et trois villes à découvrir. Pourtant, il s’est avéré que cette péninsule était bien plus riche que cela et l’on se doit de remercier le hasard pour cette découverte inespérée.

Ce matin-là, nous quittions Port Germein après y avoir passé une nuit bien paisible. Comment cela aurait-il pu être différent, puisque la localité nous a offert l’accès à une douche plus que propre pour un endroit public, un barbecue flambant neuf qui nous a grillé nos légumes et nos steaks de kangourou en moins de temps qu’il n’en faut pour le dévorer (oui, oui, désolée pour les végétariens et ceux qui se sentent offensés, mais le kangourou, c’est… mmmmmh… délicieux !) ? Et puis, que dire devant ce décor magique et somptueux ?

Nous frôlions la perfection…

Nous quittions donc Port Germein au petit matin et poursuivions notre route sous un ciel dominical menaçant. Cette journée serait donc réservée au lavomatique et à trouver un accès internet. Port Lincoln s’avérait donc la ville parfaite pour combler nos attentes.

Après avoir dégotées un barbecue plutôt potable pour faire griller nos tartines, nous nous installions pour petit-déjeuner sur le pouce et partir en mission lessive-commando. Jouxtant notre table, le jardin d’enfants vivait des cris et des jeux de marmots. Sous le regard vigilant de leurs pères (oui, c’est souvent les papas que l’on voit ici accompagner leurs bambins au jardin d’enfants), les gamins couraient à perdre haleine, trépignaient d’impatience en attendant leur tour au toboggan et se chamaillaient pour la balançoire. Chaque ville et village ici possède son jardin d’enfants et parfois même, chose surprenante, l’équivalent d’une véritable salle de gymnastique pour petits et grands !

Nous dévorions nos tartines de brie et de charcuterie lorsqu’une scène habituelle se produisit : l’un des papas vint échanger un brin de conversation avec nous. Dominic était pêcheur d’abalone, un crustacé très recherché ici et très cher, ce qui en faisait un connaisseur hors-pair des plages de la région. Muni de notre carte, il nous sélectionna une série d’endroits indispensables à visiter. Ses enfants, eux, n’en avaient que faire de nos tergiversations de grands et poursuivaient leurs courses essouflées à travers le parc.

Les rencontres ici sont simples et sont ainsi faites que les gens finissent toujours par vous inviter chez eux. Qui peut imaginer cela chez nous ? Un inconnu rencontré dans la rue vous invite à boire un café ? Quelles sont ses intentions ? Ici, il n’y a pas, en général, d’arrière-pensées et l’invitation coule de source.

Nous nous retrouvions donc chez lui à déguster un café tandis que Sebastian et Victoria, ses enfants, redoublaient d’imagination pour attirer notre attention. « Oh ! Regardez, j’ai attrapé une coccinelle ! ». « Viens voir ma collection de jeux et de DVD ! ».

Dominic, lui, poursuivait sa liste de bons plans, tout en nous apprenant qu’après ses 40 jours travaillés annuellement, il était père au foyer à temps complet. Et c’était épuisant !

Après avoir pris congé de notre famille bien accueillante, nous nous rendions au lavomatique et eux à leur course hippique.

Cette rencontre nous a permis de découvrir des paysages majestueux, perdus le long d’un détour caillouteux. Des lacs gorgés de sel et peuplés de cygnes noirs, des dunes de sable blanc infinies, des massifs rocailleux plongeant sur un océan agité…

Que sont donc les guides de voyage à côté des rencontres humaines parfois bien plus enrichissantes ?

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Publié dans Carnet de Route

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